Les Bleus ont assuré le minimum syndical, mardi à Metz face au modeste Luxembourg. Ils n'ont toutefois (vraiment) pas convaincu, et renforcent les doutes quant à leur capacité à créer du jeu. Toutefois, la situation est au beau fixe au niveau comptable, puisque l'équipe de France occupe toujours la tête de son groupe.
Si le public du stade St-Symphorien espérait un feu d'artifice, ses espoirs furent douchés dès la fin du premier quart d'heure. Les hommes de Laurent Blanc, articulés en losange autour de Yoann Gourcuff, donnaient l'impression de jouer au handball, faisant tourner le ballon autour des 30 mètres adverses sans parvenir à trouver le moindre espace, à créer le moindre décalage. Lloris, qui visiblement s'ennuyait autant que l'assistance dans son but, sortit à l'aventure de la tête (18è). Mexès obligea enfin Joubert, le portier luxembourgeois, à s'employer sur une reprise, suite à un corner mal renvoyé (22è). Dans la minute suivante, Gourcuff était à nouveau au corner. Le meneur de jeu lyonnais trouvait Benzema, qui, étrangement seul au second poteau, prenait tout son temps pour enchaîner un contrôle du droit puis une frappe victorieuse du gauche (1-0, 23è). Malgré l'ouverture du score, les Bleus continuaient de buter sur le solide bloc adverse. Ils s'essayèrent donc aux tentatives lointaines, mais les tirs de Gourcuff (29è) et Diaby (32è, 36è) ne troublèrent pas la quiétude de Joubert. Entre temps, Hoarau n'était pas parvenu pas à trouver le cadre sur l'un des rares centres de Malouda (34è). Les deux équipes regagnaient les vestiaires sur ce score étriqué.
Il fallut donc attendre l'entame de la deuxième période pour assister au premier beau mouvement français. Une combinaison à une touche de balle entre Benzema et Gourcuff permit à Hoarau de partir dans le dos de la défense, mais l'attaquant réunionnais tarda à frapper et Joubert put sortir dans ses pieds (48è). Dans la foulée, l'arbitre donna un handicap supplémentaire aux Luxembourgeois en distribuant un second carton jaune, justifié, à leur capitaine René Peters, avant l'heure de jeu (54è). La France se procura logiquement plus d'occasions. Diaby (57è) puis Malouda (60è) ne cadrèrent pas leurs tentatives de la tête. Joubert effectua un arrêt de grande classe devant Gourcuff, à la réception d'un service de Diaby aux 6 mètres (65è). Hoarau se montrait toujours aussi maladroit sur un centre de Nasri (71è). Malgré cette recrudescence d'occasions, les visiteurs ne semblaient pas souffrir plus que de raison de leur infériorité numérique. Mieux, ils obtinrent même une occasion d'égaliser, lorsque Blaise reprit acrobatiquement un corner (bêtement concédé par Mexès), mais Lloris fut vigilant (75è). Dans la minute suivante, les hommes de Laurent Blanc s'évitèrent toute frayeur inutile. Payet joua rapidement un coup franc aux 25 mètres avec Gourcuff. Ce dernier arma instantanément des 25 mètres un tir rasant qui termina sa course au fond des filets. Joubert, sans doute masqué au départ du ballon, ne fut pas impérial sur cette action (2-0, 76è). Les joueurs français semblèrent ensuite se contenter de ce score, sauf le feu follet Dimitri Payet, qui servit Gourcuff par deux fois, mais l'ancien Girondin gâcha ces offrandes (89è, 90+1è). Nasri buta une dernière fois sur Joubert après un superbe enchaînement (90+3è).
Les hommes de Laurent Blanc ont déçu, mais ils peuvent désormais travailler dans la sérénité, d'ici à la reprise des qualifications en mars face à ces mêmes Luxembourgeois. Entre temps, les deux prochains matchs amicaux, en Angleterre puis face au Brésil, serviront de révélateurs.













